Lubumbashi : les magistrats observent un arrêt de travail

Les magistrats membres du syndicat national des magistrats du Congo (Synamac) du Haut-Katanga revendiquant l’amélioration des conditions salariales observent un arrêt momentané de travail depuis l’avant-midi de lundi 5 août 2019.

Tous les bureaux étaient fermés. Les protestataires rodaient autour du palais de la justice à Lubumbashi attendant une suite favorable à leur mémorandum déposé le 29 juillet 2019 au niveau de la présidence de la République, à la cour d’appel du Haut Katanga et au parquet général près la cour d’appel de la même province.

Le nœud du problème réside en l’application du nouveau barème salarial décrété en 2012 qui prévoit un salaire de 2 970 000 fc pour le magistrat le moins gradé et 6 600 000 fc  pour le plus gradé. Ce qui n’est pourtant pas le cas, déplore le substitut du procureur général près du parquet, sans préciser leur rémunération actuelle.  

« C’est une affaire de détournement », tel est le constat de Bienvenu Liongi Banza qui « n’implique pas le gouvernement », « nous savons qu’il y a un groupe de gens qui détournent cette somme d’argent », affirme le substitut du procureur général près du parquet.

Pour lui, seules l’application du nouveau barème salarial et l’inversion de la répartition du budget alloué pour cette institution, va apaiser les esprits.

Alors que l’Etat alloue aux magistrats un budget de 100 milliards de Franc congolais dont, 76 milliards Fc pour les frais de fonctionnement et le reste pour les frais de rémunération, le secrétaire exécutif provincial du Synamac propose que les responsables puissent inverser la répartition : les  frais de fonctionnement soit remplacé par les frais de rémunération : « Vous savez, la justice fonctionne avec ses propres frais, pourtant depuis l’application du nouveau barème, rien n’a changé, qui est derrière cette histoire », a-t-il insisté.

Et de rappeler : « Ce processus de revendication a coûté beaucoup à certains de nos collègues, surtout que lors de l’ancien régime, il y avait des intimidations, des mutations en désordre. On peut vous envoyer ailleurs, question de vous écarter. »

Les magistrats déclarent qu’ils ne reprendront le travail que s’il y a des indices sérieux sur l’amélioration des conditions salariales. À ce stade, une assemblée générale du Synamac est prévue pour le vendredi 9 août en vue de faire le point sur les discussions qui se tiennent à Kinshasa. L’assemblée pourra également statuer sur la nouvelle stratégie à mettre en place et surtout sur la position à adopter.

mediacongo

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