Nord-Kivu: Le personnel soignant féminin de Beni exige la sécurisation de ce territoire

« Cette violence criante et indescriptible affecte tous les secteurs en général, celui de la santé en particulier. Si on s’en tient au nombre de structures que contient la zone de santé d’Oicha, il ne reste que l’hôpital général d’Oicha. Nous femmes, prestataires de soins de santé, nous sommes très traumatisées. Les tueries génocidaires que nous ne cessons d’enregistrer dans nos prestations nous obligent toujours de faire des soins aux moribonds au lieu de pratiquer notre art de guérir »
Déplore ce mardi 6 août Desange Kavira s’adressant aux autorités militaires compétentes, particulièrement au général Vangu Mashita et aux responsables des opérations Sukola 1.

Dans cette localité du territoire de Beni, dans le Nord-Kivu, un autre phénomène agace les femmes soignantes.

« Un autre phénomène qui nous ronge est celui de kidnapping des enfants. Le cas récent est celui des personnes mal identifiées qui ont fait incursion dans la parcelle de l’un de nos collègues » , regrette Desange Kavira.


« Papa général, s’il vous plait, changez des stratégies, faites l’offensive. Nous en avons marre » , suggère-t-elle.

Déjà sécoué par une épidémie de la maladie à virus Ebola, ayant entrainé plus de 2800 morts, le territoire de Beni fait face à une insécurité croissante. Les femmes prestataires de soins, en demandant des garanties sécuritaires face aux attaques qui ont déjà tué au moins 4 personnes dont deux médecins, indiquent que 80 % des structures de soins sont fermées. La dernière étant celle de la chefferie de Bashu, qui a été incendiée par des inciviques qui adressent aussi des menaces contre le personnel de santé.

mediacongo

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